Le carnet d’artiste

Ressources humaines 2018 – Bullshit jobs

Ressources humaines 2018 - Bullshit jobs

Fracture sociale/ Colère sociale/ Gilets jaunes/ Nouveau contrat social/ Bullshit jobs/ Le fait religieux/ Slashers/ Coworking/ Chef problem solver/ Happycratie

« Fracture sociale », ici aussi 

La « fracture sociale » a résonné comme une onde de choc en 2018. Elle est stigmatisée par l’éditorialiste Eric Le Boucher qui s’indigne : « Crise sociale : la responsabilité des élites ». Nous sommes en pleine « colère sociale », « ça casse » ! Tout le monde réclame « un nouveau contrat social ». L’économiste Patrick Artus exhorte : « rendons du pouvoir aux salariés ! ». 

Dans ce tableau, aussi, les silhouettes des « gilets jaunes » défilent. 

On se bat également « Contre les inégalités salariales ». Sur les réseaux sociaux, le hashtag « #6novembre15h35 » a fédéré la mobilisation contre les clichés sexistes au travail. 

« Bullshit jobs » et nouveaux usages 

Le « burn-out », ce n’est pas nouveau. En revanche, David Graeber fait éclore un nouveau concept. Son essai « Bullshit jobs » ou « jobs à la con » publié en France en septembre révèle l’existence de tous ces emplois qui sont rémunérés et qui ne servent pourtant à rien. 

A propos d’emploi, les conditions même de son exercice sont en pleine mutation. Ainsi, dans un autre essai, Stéphane Mallard répond à la question « Le salariat c’est fini ? ». Oui, si l’on suit le raisonnement de cet auteur, puisque « l’Intelligence artificielle facilitera le travail ». Au passage, d’ailleurs, l’architecture des bureaux est désormais pensée en mode « co-working ».

Et les « slashers » se développent. Souvent, autoentrepreneurs, ils cumulent les jobs et prennent pourtant le temps de vivre leurs passions. 

Quant au chef, il n’a plus vraiment besoin d’être le boss, il est le « chief problem solver ». Celui qui trouve des solutions, alors même que « le malaise » est palpable.

Et, à côté des fractures…

Les nouvelles technologies facilitent peut-être le travail, mais elles contrôlent les collaborateurs. Voici « des salariés aux prises avec Big Brother » déplore La Croix qui oppose une vision humaniste au « transhumanisme », lequel est aussi un des motifs de la crise sociale ambiante. 

En tout cas, la technologie ne peut rien contre « les spiritualités » et la montée du « fait religieux en entreprises ». Va-t-on parfois trop loin dans la recherche imposée du bonheur avec des thérapies surfaites ? Oui, répondent Edgar Cabanas et Eva Illouz dans l’ouvrage « Happycratie ».

La technologie, encore elle, ne devra laisser personne sur le bord de la route. L’Etat a lancé en 2018 un plan pour « l’inclusion numérique ». 

Inclure, ne pas exclure, est-ce encore possible à l’heure d’une « fracture sociale », du « grand malaise du dialogue social » ? 

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